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2015

par Guillaume Chastanet - publié le , mis à jour le


fermeture de la seule source de neutrons en France

vous trouverez un article du Monde du 7 décembre 2015 concernant la fermeture du réacteur nucléaire Orphée en 2019, sur le palteau de Saclay.


Vers une synthèse rationnelle d’aimants moléculaires

Des chercheurs de l’Institut des sciences moléculaires de Marseille (CNRS, AMU) et du Département de chimie moléculaire à Grenoble (CNRS, Université Grenoble Alpes) en collaboration avec le Centre de recherche Paul Pascal (CNRS, Université de Bordeaux) ont étudié l’anisotropie magnétique d’une série de complexes de cobalt en combinant des données expérimentales et des calculs de chimie quantique. Ils ont ainsi pu définir l’origine physique de l’anisotropie magnétique. Ces travaux sont publiés dans Chemistry-A European Journal.

Référence

Deborah Brazzolotto, Marcello Gennari, Shengying Yu, Jacques Pécaut, Mathieu Rouzières, Rodolphe Clérac, Maylis Orio & Carole Duboc, « An Experimental and Theoretical Investigation on Pentacoordinated Cobalt(III) complexes with an Intermediate S = 1 Spin State : How Halide Ligands Affect their Magnetic Anisotropy » Chemistry-A European Journal 4 décembre 2015
DOI : 10.1002/chem.201504655

Pour voir l’information complète sur le site du CNRS, voici le lien du CNRS.


De nouvelles molécules-aimants pour la miniaturisation

Les chercheurs du centre de recherche Paul Pascal (CNRS) et de l’Université d’Indiana (USA) viennent de réaliser la synthèse d’aimants de la taille d’une molécule en assemblant, pour la première fois, des briques moléculaires liées par un seul atome d’azote. Ces molécules-aimants sont aujourd’hui des objets d’étude pour la recherche fondamentale et pourraient être à terme utilisées pour l’électronique miniature. Ces travaux sont publiés dans le journal Inorganic Chemistry et ont été commentés dans Chemical & Engineering News.

En étudiant un complexe de nitrure de fer(IV) (Fe(IV) -N3-) ayant la propriété de lier son atome d’azote à des substrats organiques, les scientifiques ont découvert que ce même complexe peut partager son atome d’azote avec un autre ion métallique comme le vanadium(III) (voir figure). Ils ont montré que le partage de l’atome d’azote entraine un transfert électronique qui stabilise un complexe bimétallique fer(II)[magnétique]-N=vanadium(IV)[non-magnétique]. L’étude des propriétés magnétiques de cette nouvelle espèce moléculaire montre qu’elle présente un comportement de molécule-aimant engendré uniquement par l’ion fer(II) paramagnétique car l’ion vanadium(IV), diamagnétique, ne peut participer au magnétisme de la molécule. Ce résultat permet d’imaginer de futures molécules-aimants bimétalliques associant cette fois deux ions métalliques paramagnétiques. L’atome d’azote pontant induit alors une proximité importante entre les ions. On peut ainsi espérer de plus fortes interactions magnétiques et à des températures plus élevées. Au-delà de l’impact de ce résultat sur la chimie de complexes de nitrure, cette stratégie de synthèse ouvre la voie vers une nouvelle famille de molécules-aimants à destinations de dispositifs miniaturisés.



Schéma (à gauche) et structure cristallographique (à droite) d’un complexe associant des ions fer et vanadium pontés par un atome d’azote ("Mes" = mésityle).
© R. Clérac – J. M. Smith


Référence

Mei Ding, Mathieu Rouzières, Yaroslav Losovyj, Maren Pink, Rodolphe Clérac & Jeremy M. Smith « Partial Nitrogen Atom Transfer : A New Synthetic Tool to Design Single-Molecule Magnets »
Inorganic Chemistry 21 septembre 2015
DOI : 10.1021/acs.inorgchem.5b01455

« Iron + Vanadium share a magnetic moment »
Chemical & Engineering News 21 septembre 2015, p. 25

Pour voir l’information complète sur le site du CNRS, voici le lien du CNRS.


L’isotopie et la dilution, des outils pour optimiser le magnétisme de molécules aimants


L’électronique, et plus particulièrement l’électronique moléculaire, ne s’intéresse qu’aux propriétés électroniques des atomes. Un groupe de recherche de l’Institut des sciences chimiques de Rennes (CNRS/Université de Rennes 1/INSA/ENSCR) vient de montrer que les noyaux, et plus particulièrement le moment magnétique de ces derniers peuvent avoir une influence importante sur la mémoire magnétique de molécules. En jouant sur la dilution des molécules et sur le noyau des atomes (enrichissement isotopique), les chercheurs ont montré que la mémoire d’une molécule pouvait être modulée, renforcée ou au contraire annihilée. Ces travaux font la couverture de la revue Angewante Chemie International Edition.

voici le lien CNRS vers l’actualité complète.

Angew. Chem. Int. Ed. 2015, 54, 1504.